La dissociation pour survivre

Avoir des pensées qui se répètent en boucle, s’alcooliser, acheter des choses ou jouer de l’argent de manière compulsive, être violent, accroc à la cigarette, anorexique, boulimique ou hyperphagique, écouter la musique à fond, avoir des idées suicidaires, prendre des drogues, conduire trop vite, imaginer des scénarios horribles, se faire du mal, se mettre en danger soi-même ou autrui …

Ces conduites sont toutes dissociantes et anesthésiantes.

Nous les adoptons pour nous sauver nous-mêmes d’une mémoire traumatique non traitée, une mémoire « fantôme » qui fait mal et que nous ne pouvons pas contrôler.

Pour mettre à distance notre détresse et nos angoisses, nous faisons ainsi augmenter notre niveau de stress pour faire disjoncter notre circuit émotionnel (notre cerveau produit alors davantage de drogues dissociantes et anesthésiantes morphine-like et kétamine-like) et nous sommes momentanément soulagés.

Drogues endogènes donc, ou exogènes avec le tabac, l’alcool ou le cannabis etc… toutes étant addictives, bien sûr.

Pour nous sortir de là, il est essentiel de nous faire aider pour aller reconnaître les violences que nous avons vécues. Grâce à un accompagnement ajusté, nous pouvons transformer une mémoire traumatique inconsciente piégée dans un éternel présent, en une mémoire auto-biographique consciente, explicite et contrôlable.

Même si nous ne nous sentons pas concernés par une éventuelle mémoire traumatique, il est toujours intéressant de poser notre attention sur l’élément qui aura déclenché notre besoin d’auto-hypnose.

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